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Conte d'Halloween
Il est 22 h 27. De la fumée continuait à s'échapper par l'ouverture. Il faisait vraiment froid ici. J'allais bientôt entrer en action. Cela faisait presque dix minutes que j'attendais en bas de l'escalier, dans la pénombre.
Un bruit derrière moi. Je réagis instinctivement. Mes nombreuses années d'entrainement me sont comme à l'accoutumée très utile dans pareille situation. D'après mon Maître, j'ai toujours été le meilleur. Je ne dois pas le décevoir. J'ai tout juste le temps de m'aplatir un peu plus dans l'ombre. Un homme en imperméable beige usé passe à quelques centimètres de ma cachette. Il ne m'a pas vu. Je respire profondément, et progressivement mon rythme cardiaque redevient régulier.
J'étais quelque peu réticent à l'idée de me trouver ici, mais quand le Boss m'ordonne quelque chose, je lui obéis. Je glisse ma main droite dans ma poche. Ce que je cherche s'y trouve, ce qui a l'effet de me rassurer.
Avec prudence, je commence à gravir les marches. J'évite autant que possible de trop agiter le paquet que je tiens dans ma main gauche. Douzième marche, premier palier, je passe les deux portes et reprends mon ascension. La septième marche émet un grincement qui manque de peu de faire cesser mon coeur de battre. Tous mes sens sont en éveil. Heureusement pour moi, personne ne semble avoir entendu ma maladresse.
Nouveau palier, nouvelle série de marches. Plus que quelques instants et je toucherais au but. Je garde ma main dans ma poche, prêt à réagir. Mon regard se pose sur la porte.
Appartement E : c'est bien là. Je repense à ma famille qui m'a élevée, mes amis. Mon dieu, je suis encore trop jeune. Eh ! Je dois me calmer... Il faut que je me ressaisisse. C'est ma faute si j'en suis rendu là, je dois assumer mes actes maintenant.
J'appuie sur la sonnette avec un coin de mon paquet. J'entends l'agitation de l'autre côté de la porte. Les pas se rapprochent. Quelqu'un arrive. Aurais-je le courage d'agir suivant mes instructions ? Il faudra bien.
Lentement, la porte s'ouvre avec un couinement. L'homme de tout à l'heure se dresse devant moi, je reconnais sa carrure. Il ne porte plus son imperméable, seulement un t-shirt sale. Il est beaucoup plus robuste que moi, bien que je le dépasse d'une bonne tête. A la lueur faiblarde de la lampe dans les escaliers, son visage porcin n'avait rien de rassurant. J'imagine ce qu'il tient dans sa main cachée par la porte.
De ma poche, je sors et je lui tend le papier. « Pizza Océane avec supplément fruits-de-mer, cela vous fera 75 francs » lui dis-je. Il récupère le bon de livraison, le lit, puis fouille dans son portefeuilles. Il me tend à son tour un billet de cent francs. « Gardez la monnaie » me répond il en claquant la porte.
Je devrais être moins nerveux quand je travaille chez Allo-Piz'.
Être dans le vent, c'est avoir un destin de feuille morte...
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